Le bio n’est pas plus cher!
* Plusieurs magasins et chaines de magasins bio (Biocoop, Nouveaux Robinsons, Naturalia…) proposent une gamme de produits couvrant la plupart des besoins en nourriture au même prix que les produits concurrents non bios.
* Les grosses enseignes (Carrefour, Cora, Monoprix/Inno…) ont créé leur propre gamme bio à des prix abordables.
* Les AMAP, Campanier, Jardins de Cocagne et autres paniers bios proposent des livraisons de paniers de fruits et légumes en direct de l’agriculteur, sans intermédiaire (et donc sans les marges souvent scandaleuses de la grande distribution), à des prix tout à fait raisonnables.
* Comparons agriculture biologique et agriculture traditionnelle :
- La surface agricole cultivée en Bio est d’environ 2% en France (4% dans l’Union Européenne, 11% en Autriche, 10% en Suisse, 8,5% en Italie par exemple).
- Le rendement de l’agriculture biologique varie de 80 à 200% (suivant les études et les cultures concernées) comparé à l’agriculture traditionnelle, contrairement à une idée reçue qui veut que le bio donne un rendement faible, en particulier à cause de la jachère (en fait une alternance de plantes à forte et faible captation en azote et la possibilité de faire paître des ruminants).

. Golam, R. et G. B. Thapa. 2003. Sustainability analysis of ecological and conventional agricultural systems in Bangladesh. World Development 31(10): p. 1721-1741.
. Nguyen, M. L. et R. J. Haynes.1995. Energy and labour efficiency for three pairs of conventional and alternative mixed cropping (pasture-arable) farms in Canterbury, New Zealand. Agriculture, Ecosystems and Environment 52(2/3), p. 163-172.
. Reganold, J. P., J. D. Glover, et coll. 2001. Sustainability of three apple production systems. Nature 410(6831): 926
. Lotter, D.W., R. Seidel, et W. Liebhart. 2003. The performance of organic and conventional cropping systems in an extreme climate year. American Journal of Alternative Agriculture 18(3), p. 146–154.
. Mäder, P.,et coll. 2000. Soil Fertility and biodiversity in organic farming. Science 296(5573), p. 1694.
. Martini, E. A., J. S. Buyer, et al. 2004. Yield increases during the organic transition: improving soil quality or increasing experience? Field Crops Research 86(2/3), p. 255-266.
. Bromm, J. 2002. An economic and productivitiy comparison of organic and conventional farming in Saskatchewan. Honours thesis, Lakeland University
- Le coût énergétique du bio n’est pas supérieur au traditionnel, il semble même d’après une étude que le bio peut dans certaines conditions consommer moitié moins d’énergie.
Entz, M.H., R. Guilford et R. Gulden. 2001. Crop yield and soil nutrient status on 14 organic farms in the eastern portion of the Northern Great Plains. Can. J. Plant Sci. 81, p. 351–354
- Le coût de la main d’œuvre et des équipements agricoles sont supérieurs en agriculture biologique mais largement compensés par l’absence d’herbicides et fertilisants extrêmement chers (sans parler de la création d’emplois).
- L’agriculture traditionnelle est fortement subventionnée (la part de revenu assurée par les subventions dans l’Union Européenne va de 30 à 40%!) alors même qu’elle consomme trop d’eau, de pesticides et autres polluants et met en danger la planète.
- La bio prône la production locale et saisonnière au détriment des importations (et donc délocalisations), elle est donc bonne pour le tissu économique local tout en luttant contre le réchauffement climatique dû aux marchandises importées par avion.
* En tenant compte de cela et rapporté au volume de production/vente, les produits bios ne sont pas plus chers que leurs «concurrents», comparativement ils sont même plutôt bons marchés!
Imaginez si au lieu de subventionner l’agriculture industrielle on encourageait la transformation ou la création en agriculture biologique!
Imaginez les créations d’emplois lorsque l’on sait qu’il faut pour une même culture plus de bras en bio qu’en industrielle!
Imaginez la baisse des prix si le volume de produits bios augmentait au détriment des produits industriels!
Non, ce n’est pas un rêve, c’est tout à fait possible et c’est même la seule chose à faire. Vous pouvez lutter pour cela en achetant au moins une partie de vos aliments en bio.
http://agridape.leisa.info/index.php?url=getblob.php&o_id=80768&a_id=211&a_seq=0
Manger bio, c’est pas du luxe, Lylian Le Goff, éditions Terre Vivante, 2006.




