Voilà bien des années que l’on tire la sonnette d’alarme: bien que peu coûteuse, l’huile de palme est nocive, tant pour notre santé, que pour celle de la planète. Pourtant, consommer de l’huile de palme durable, aujourd’hui c’est possible.
Génératrice de mauvais cholestérol
Utilisée dans plus de 50% des produits alimentaires que nous consommons quotidiennement dans la grande distribution, tels que les biscuits, les pains industriels ou encore les plats cuisinés, l’huile de palme est pourtant génératrice de mauvais cholestérol. En effet, le danger provient de la surdose en acides gras saturés. Il ne faut pas oublier qu’un tel excès peut entraîner de graves maladies cardio-vasculaires.

Crédit photo: Green et vert
Destructrice de la biodiversité
Par ailleurs, l’huile de palme provient de la culture du palmier. Pour être cultivée, des milliers d’hectares de forêts tropicales d’Asie du Sud-Est et d’Afrique centrale sont déboisés, puis brûlés, entraînant la disparition d’espèces animales, on pense notamment aux orangs-outans.
L’huile de palme durable, c’est possible
On parle d’huile de palme durable lorsque celle-ci est produite par des plantations répondant à des normes très strictes sur l’environnement établies par la RSPO. Fondée en 2003, la RSPO (Table-Ronde pour l’huile de palme durable) est l’initiatrice et leader de la production d’huile de palme durable. Présente dans de nombreux pays, elle met un point d’honneur à promouvoir sa croissance et son utilisation.

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Les grandes entreprises sont de plus en plus sensibles
Les principaux industriels concernés et les enseignes de distribution privilégient de plus en plus l’huile de palme durable. Dans ce sens, l’ONG WWF vient de publier une évaluation de 132 entreprises sur leur approvisionnement en huile labellisée par la RSPO. Il s’avère que près d’un distributeur sur deux et un industriel sur cinq ne sont pas en concordance avec la charte établie. Il semble qu’Unilever et l’Oréal soient les plus vertueux, tandis que l’Occitane et Lactalis sont les plus mauvais élèves.
Quelques gestes à réaliser pour les consommateurs
De grands efforts restent à faire tant au niveau des grandes entreprises qu’à l’échelle des consommateurs. Nous pouvons par exemple limiter notre consommation en aliments gras, tels que les chips, les gâteaux ou les plats cuisinés, privilégier les autres huiles végétales, ou tout simplement bien regarder les étiquettes. Si le terme générique «huile végétale» y est inscrit, nous pouvons largement nous douter de la variété d’huile utilisée.

Crédit photo: Life Without Palm Oil
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