Samedi 5 mars dernier, l’hôtel Gavarni accueillait une edition exclusive, à la croisée en le vernissage classique et la soirée privée. En exclusivité, voici les photos de l’événement, accompagnées des portraits de Caroline Moisan, l’artiste, et des organisatrices de cette rétrospective.

Caroline Moisan : nourritures spirituelles
Née d’une famille d’artistes, Caroline Moisan baigne dès sa plus tendre enfance dans cet univers fabuleux. Devenue adulte, elle intègre l’école de Penninghen et en ressort avec un diplôme d’architecte d’intérieur en poche. Après une expérience dans le monde de la pub en tant que directrice artistique junior, elle devient styliste et s’adonne à ses deux passions : la peinture et … l’astrologie ! En 2006, elle finit par abandonner le stylisme et se consacre entièrement à ses deux passions.

Influencée par les plus grands artistes, tels Modigliani, Picasso, Waterhouse, Klimt et du photographe contemporain Nathaniel Baruch, Caroline s’inspire tout autant de sa famille, de ses amis et des visages qu’elle croise dans la rue, parce qu’avant tout, cette jeune artiste est attentive et réceptive au monde qui l’entoure. Mais c’est grâce à son grand-père Roland Moisan, alors grand caricaturiste du Canard Enchaîné, que Caroline peint dans des couleurs sombres. D’autant que la jeune femme ne se laisse en aucun cas « polluer » par le choix des couleurs. A travers ses peintures, Caroline ne délivre aucun message, juste ses émotions, et sa sensibilité qui l’anime et la rend plus vivante à chaque instant.

« Elles sont femmes mais pourraient bien être hommes ». En laissant libre court à son esprit, Caroline ne sait jamais d’avance quel visage va en ressortir. Les émotions suivent les mouvements et non les proportions. Sur bois contreplaqué ou carton huilé, dans des tonalités noires et blanches ou bleu nuit, se distinguent avant toute chose des âmes. Seule l’énergie prédomine face à ces êtres semblables à des chrysalides. Ainsi, les âmes se dévoilent pour laisser entrevoir une sensualité suggérée par la pause de ces femmes impalpables. Telles des nymphes, elles insufflent une sensibilité et une douceur extrême. Si bien que chaque personne est à même de s’identifier à l’une de ses femmes si singulières.

Rita Verissimo Hernandez : galeriste d’un genre nouveau
Parce qu’une galerie est trop souvent un endroit impersonnel où l’individu est presque pressé d’acheter, il n’est pas évident d’imaginer l’œuvre chez soi en toute simplicité. C’est pourquoi, Rita Verissimo Hernandez, jeune Art designer de 24 ans, a imaginé un concept encore inédit en France. Créé en juin 2010, Art Apart’ consiste à réunir le temps d’une soirée, quelques artistes contemporains dans le séjour d’un particulier ou d’un hôtel. Dans un contexte chaleureux et intimiste, l’artiste retrouve le contact avec les invités en étant présent et peut ainsi exprimer ses émotions en toute liberté. Les artistes qu’elle sélectionne en fonction de ses émotions, ont déjà une certaine réputation dans le milieu de l’Art, il s’agit aussi pour les invités de découvrir les tendances de l’Art Français, mais aussi d’investir dans des valeurs sûres et reconnues.

Pour la jeune femme, l’hôtel Gavarni présente une chaleur intime qui correspond parfaitement à son concept. De plus, les œuvres de Caroline Moisan y sont parfaitement mises en valeur puisqu’elles contrastent sans demi-mesure avec le décor de l’hôtel. Il lui semblait donc évident d’investir le salon de cet hôtel de charme pour sa deuxième édition.

Prisca Scheidecker, directrice adjointe de l’hôtel Gavarni, est l’une de ces femmes libre et sensible, extrêmement attentive aux connexions, qui puise son énergie au fil de ces rencontres fortuites. Touchée par le courage et la détermination de Rita, et animée par l’envie d’aider l’Art français à se développer en France où le milieu reste encore trop sclérosé, Prisca n’a pas hésité une seule seconde. Elle fut d’autant plus attirée par la démarche de Rita, son concept, ainsi que par l’univers emprunt d’une telle féminité de Caroline Moisan. Il semblait donc évident pour la jeune femme d’accueillir ce beau projet dans son hôtel de charme. Lorsqu’on lui demande si d’autres événements de ce type sont prévus, la jeune femme répond qu’elle refuse la démarche commerciale mais reste attentive aux connexions susceptibles d’aboutir à une collaboration.

