Focus sur les sables butimineux
On entend beaucoup parler de « sable bitumineux » ou encore de « l’Athabasca oil sands»… On a beau se tenir informé de l’actualité, il est parfois difficile de définir ces termes obscurs. En résumé, le sable bitumineux est un mélange de sable, d’eau et d’argile minérale, concentré de pétrole. Autrement dit, il s’agit d’un sable recouvert d’une couche d’eau sur laquelle se dépose la pellicule de bitume. Les principales réserves de ce sable se trouvent au Canada, dans les mines à ciel ouvert des réserves de l’Alberta. Leur exploitation est extrêmement coûteuse et polluante : ce pétrole synthétique produit trois fois plus de gaz à effet de serre qu’un hydrocarbure « traditionnel ». Les eaux souterraines ainsi que les rivières et les lacs sont contaminés à cause de la proximité des points d’eau par rapport aux chantiers. Forêts rasées, sols détruits, pluies acides, gaz nocifs, taux de cancer élevé : l’Alberta est aujourd’hui la capitale de la pollution atmosphérique. Les ONG crient à la catastrophe écologique, dénoncent la « honte du Canada », tandis que les entrepreneurs prédisent des conséquences économiques lourdes pour l’ensemble du pays si la production était ralentie. Un état qui devra bientôt se questionner : faut-il privilégier l’économie d’un pays ou la préservation de son écosystème ?
Pour aller plus loin : « Les sables bitumineux : la honte du Canada, Comment le pétrole sale menace la planète », de Andrew Nikiforuk. Ecosociete Editions. 19€.



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