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Archive for décembre 2009

Aujourd’hui s’ouvre la conférence sur le climat à Copenhague

décembre 7th, 2009 by webmaster

Aujourd’hui s’ouvre la conférence sur le climat à Copenhague.

192 pays, 15.000 participants, 105 chefs d’Etat attendus pour le dernier jour (rappelons que Kyoto n’avait vu la présence d’aucun chef d’Etat ni de gouvernement pendant les négociations mais seulement des ministres de l’environnement), Copenhague est certes comme la presse le clame haut et fort « la plus importante manifestation de l’histoire sur le climat », mais pourrait-il en être autrement ?
Pourrait-il y avoir eu une conférence mondiale de cet acabit sur le climat en 1800, en 1900 ou même en 1980 ? De plus, considérant le matraquage des médias sur la question du « réchauffement climatique » (terme vague, ambigu et mal interprété), on aurait mal compris qu’une nouvelle conférence se passe sans chefs d’Etat ou de gouvernements.
Alors, oui, Copenhague peut être une grande chance pour faire changer – enfin ! – les choses, mais elle peut également être une grosse désillusion pour tous ceux qui en attendent beaucoup.

1)Les objectifs.
Avant de parler de nouveaux objectifs, un petit mot sur ceux de Kyoto (en 1997) que les 40 pays les plus industrialisés s’étaient engagés à atteindre, soit 5% de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (ou GES) par rapport à 1990 à l’horizon 2008-2012. Nous en sommes loin puisque les chiffres de 2007 nous disent que, par exemple, pour l’Europe des Quinze, la baisse n’est que de 2,7% !
Notons que les chiffres varient beaucoup en fonction des pays, l’Espagne a augmenté de plus de 50% ses GES, le Portugal de plus de 40%, alors que les pays Baltes ont vu eux une baisse de plus de 50% de leurs émissions, principalement à cause de la restructuration industrielle et énergétique après l’ère soviétique. La France a vu ses émissions augmenter de plus de 5% alors que l’Allemagne voyait les siennes diminuer de plus de 10%.
Proche de nous, la Turquie a vu ses émissions de GES augmenter de plus de 70% ! La Nouvelle Zélande, qui a l’image d’un pays « vert », de plus de 20%.
Enfin, la Chine a vu les siennes exploser de plus de 150%, l’Inde de 110%, la Corée du Sud de 100% alors que les chiffres des Etats-Unis ou du Canada approchent de 20%.
Globalement, l’année 2008 a vu un nouveau record mondial d’émissions de GES.

Etant donné que le principal enjeu des négociations de Copenhague sera de trouver un nouvel accord sur des chiffres de réduction des GES, il serait bon que les pays se rappellent que les objectifs de Kyoto n’ont pas été tenus. Je ne voudrais pas que Copenhague se résume à une bataille de chiffres et un compromis entre pays riches, émergents et pauvres sur des objectifs globaux avec des mécanismes de compensation via un marché des émissions de GES (un pays dépasse ses objectifs, il paie une taxe, son dépassement étant compensé par la faible émission des pays pauvres).

Pour en revenir aux promesses actuelles, voici quelques chiffres :
- Les Etats-Unis se sont engagés à réduire de 17% leurs émissions à l’horizon 2020. Le problème c’est que ce chiffre est valable par rapport aux niveaux de 2005, ce qui équivaut en fait à une réduction de 3,5% par rapport aux niveaux de 1990, soit inférieurs aux chiffres de Kyoto de 5% !!!
- Le Canada parle de 20% de réduction, mais par rapport aux chiffres de 2006, soit moins de 3% par rapport à 1990, encore une fois un chiffre inférieur aux objectifs de Kyoto.
- L’Union Européenne a indiqué l’objectif d’une réduction de 20% par rapport aux niveaux de 1990 à l’horizon 2020. Elle se dit prête à monter la barre à 30% si d’autres pays industrialisés s’engagent à la même hauteur.
- Le Japon et la Russie parlent de 25%, si d’autres pays industrialisés s’engagent à la même hauteur.
- La Chine a indiqué vouloir réduire son « intensité carbone » (mesure des émissions de CO2 par unité de production, ou comment augmenter ses pourcentages en changeant d’unité ??) de 40 à 45% en 2020 par rapport à…2005 ! Je suis curieux de savoir combien cela fait en pourcentage d’émission de GES…

Les pays émergents (mais gros émetteurs, surtout à cause de la déforestation) tels le Brésil, l’Indonésie, l’Afrique du Sud ou le Mexique avancent des chiffres de 26 à 50% par rapport à…aujourd’hui ! De plus, ils conditionnent leurs objectifs à une aide financière et/ou technique des pays riches. Le Brésil parle de ralentissement de la déforestation (on croit rêver ?!) alors même que l’on sait que planter des forêts qui deviennent des puits de carbone (elles absorbent le CO2 et le transforme en oxygène) est un des moyens les plus « simples » de réduire nos émissions.

2)Les moyens d’y parvenir.
Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU s’est dit hier « très optimiste pour Copenhague », « Nous trouverons un accord et, je crois, l’accord sera signé par tous les pays membres de l’ONU, ce qui sera historique ». Ainsi l’objectif de ce sommet se dévoile comme la recherche d’un accord avec des chiffres. Nous restons donc sur les émissions de GES, et c’est tout.

Quid des contraintes ?
Si d’aventure le sommet parvenait à accoucher d’un accord global chiffré, quelles seront les contraintes légales pour sanctionner les pays qui n’atteindront pas les objectifs fixés ? Il semblerait que, pour ne pas donner l’impression d’un échec, les responsables politiques se contenteraient d’un accord « politique », mais qu’il faudrait un traité international renvoyé à 2010 pour parler d’engagements contraignants et de textes ratifiés légalement. Rappelons que le cycle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de Doha traîne depuis plus de 10 ans. Je souhaite que si traité international il y a, il ait bien lieu en 2010, et le plus tôt sera le mieux, sinon nous aurons encore perdu un an.

Quid des moyens ?
On entend régulièrement parler de la fin prochaine du pétrole, de la recherche d’énergies de remplacement et du développement des énergies renouvelables actuellement disponibles. J’ai bien peur que les gens assimilent « pétrole » à essence ou gasoil pour faire tourner les automobiles et autres moyens de locomotion et de transport ou au fioul et gaz utilisés pour se chauffer. Mais qui parle de notre « civilisation du pétrole » ? Qui parle de la dépendance totale de l’économie mondiale par rapport au pétrole ?
Regardons autour de nous : tout est fait, en totalité ou en partie, à partir du pétrole ou de ses dérivés. Si nous voulions vivre aujourd’hui sans pétrole, il nous faudrait dire adieu :

- à tous les plastiques et dérivés et les produits fabriqués avec : automobiles, trains, avions, ordinateurs, téléviseurs, téléphones portables, mp3, meubles, objets de déco, cafetières, emballages de nourriture, réfrigérateurs, cartables, classeurs, CD et DVD, chaussures, bottes, imperméables, vêtements, textiles…
- au bitume et autres produits de couverture de routes (et revenir aux pavés)
- aux médicaments en capsules et même en cachets (eh oui ! la plupart des médicaments contiennent un ou plusieurs dérivés du pétrole !)
- aux produits de maquillage, de beauté, aux savons, shampooings…
-au fioul domestique (navires, tracteurs, groupes électrogènes, chauffage, production d’eau chaude…)
- au fioul lourd (centrales de productions d’électricité, transports…)
- au kérosène (avions)
- au GPL (butane et propane) utilisé dans certaines automobiles mais également pour le chauffage, la cuisson et la production d’eau chaude
- aux différentes huiles utilisées dans la réduction des frottements, dans la lutte contre la rouille…
- aux peintures, encres, laques, solvants, produits nettoyants, produits ménagers…

J’arrête là la liste car elle est quasi infinie tant l’économie est dépendante du pétrole et de ses dérivés. C’est d’ailleurs un sujet tellement sensible qu’il n’est pas étonnant que personne n’en parle !

Nous avons vu il n’y a pas si longtemps en France et ailleurs, lorsque le cours du pétrole a doublé, les transporteurs routiers faire grève et menacer de bloquer l’économie si on ne compensait pas leurs pertes. Y a-t-il quelqu’un de sensé pour leur dire, ainsi qu’à toute la population, que dès que le pétrole va à nouveau augmenter c’est toute l’économie qui aura à en souffrir ? Si la matière première augmente, tous ses dérivés augmenteront également, et donc les éléments de la liste ci-dessus vont augmenter, autant dire tout ce qui fait le quotidien des habitants de la planète !
Malheureusement (ou pas, c’est un point de vue), le pétrole va indubitablement augmenter de manière soutenue et continue dans les prochaines années puisque les nouvelles réserves découvertes ne compensent plus, depuis quelques années, la consommation mondiale, nous puisons donc dans nos réserves en pétrole chaque année un peu plus.

Pour ceux que cela intéresse, et on est en droit de se poser la question, pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi les multinationales du pétrole sont-elles aussi puissantes et riches ? Pourquoi sommes-nous devenus si dépendants et pourquoi n’avoir pas diversifié nos moyens de production ?

Aux alentours des années 1930, l’essence, le gazole et le kérosène produits en grandes quantités par les raffineries avaient leurs utilisateurs assurés : tous les types de véhicules. Mais les raffineurs se sont retrouvés avec des quantités invraisemblables d’un produit invendable et non stockable car inflammable et polluant : le naphta (appelé aussi essence lourde). Le naphta est la coupe de distillation qui vient après le kérosène et avant l’essence. Les chercheurs ont réfléchi à ce problème apparemment insurmontable et ont trouvé la solution. Grâce à une aptitude chimique étonnante, la réaction de polymérisation, le naphta est aujourd’hui à l’origine de l’essentiel des produits dérivés du pétrole, et en particulier les plastiques.
Dans les années 50, les produits consommables issus du pétrole atteignaient 3 millions de tonnes, dont la moitié pour les plastiques. En 2010, la production de plastique atteindra sans doute 300 millions de tonnes, soit 200 fois plus !
Les industriels (groupes pétrochimiques et non plus pétroliers uniquement) n’avaient aucun avantage à ce que les industries manufacturières recherchent d’autres moyens de produire ce qui fait notre quotidien. D’une part elles se débarrassaient d’un produit invendable et dangereux, d’autre part elles le vendaient avec des profits énormes puisque la plupart maîtrisaient aussi le cycle de transformation en plastique et autres dérivés. De plus, le produit étant peu cher et disponible immédiatement, elles avaient un atout indéniable vis-à-vis d’autres possibles moyens de production.
Les coupables ne sont pas tant ces groupes pétrochimiques que les gouvernements et scientifiques d’alors qui n’ont pas vu le danger d’une « monoculture » et d’une dépendance totale vis-à-vis d’une unique matière première et de ses dérivés, et ne nous ont pas alerté.
Le résultat est que nous ne savons pas, à l’heure actuelle, par quoi remplacer le pétrole. Nous n’avons pas la technologie pour le remplacer en tant que moyen de production d’énergie et de production. Pas plus que pour fabriquer tous les produits de notre vie de tous les jours qui en contiennent d’une manière ou d’une autre.

Si nous voulons réduire nos émissions de GES, il faudra pourtant trouver un moyen d’y remédier, et vite, car les réserves de pétrole sont estimées à environ la consommation mondiale jusqu’à 2050. Soit dans 40 ans, ou deux générations. Mais il ne faut pas comprendre 40 ans de pétrole au prix d’aujourd’hui, plus le pétrole se fera rare, plus lui et ses dérivés seront chers, plus notre vie quotidienne sera devenue un casse-tête insoluble. Rappelons-nous que les deux choses indispensables à l’homme pour vivre, l’eau et la nourriture, dépendent elles-aussi indirectement du prix du pétrole. Sauf à vivre de ses propres cultures et de l’eau de pluie, nous paieront cher absolument tout ce qui fait notre quotidien.
C’est donc dès aujourd’hui qu’il faut non seulement parler de diminuer nos émissions de GES, mais également parler de l’après-pétrole. Il reste une économie à inventer, celle de demain !

Les alternatives au pétrole sont :
- Les autres énergies fossiles (mais est-ce une alternative ?) : charbon, gaz naturel, sables bitumineux… Outre le fait que leurs réserves sont elles-aussi limitées, la pollution générée par leur exploitation est directement responsable de l’augmentation de nos émissions de GES et du dérèglement climatique.
- Les biocarburants. Si nous pouvons trouver une production de biocarburants n’utilisant pas de matières premières liées à l’alimentation et entrant en concurrence directe avec les problèmes de coûts de ces matières (maïs, colza, soja…), et si cette production n’est pas fortement consommatrice d’eau, les biocarburants ont un avenir. A l’heure actuelle, la culture du maïs pour produire du carburant dérèglent le cours du maïs destiné à l’alimentation et sont responsables du défrichage de millions d’hectares de forêts à travers le monde. De plus cette production nécessite énormément d’eau, de 1000 à plus de 20.000 litres pour un litre de biocarburant produit en fonction de la plante utilisée ! Clairement, à l’heure actuelle, ce n’est PAS la solution, ce n’est même pas UNE solution.
- Le bois et ses dérivés. On sait que les feux de forêts et les brulis sont de gros producteurs de GES. De même, les cheminées des particuliers, comptabilisées dans leur ensemble, ne sont pas sans responsabilité. En revanche, l’utilisation de la sciure ou des briquettes issues de la sciure, produite par l’industrie du bois, est un moyen de recycler un produit autrefois peu utilisé. De plus il existe des chaudières ne dégageant que peu de GES.
- La climatisation et les pompes à chaleur. Elles ne rejettent pas de GES mais posent le problème du recyclage de leur gaz et sont grosses consommatrices d’énergie. Elles ne peuvent répondre à une production en masse.
- L’énergie nucléaire. Elle est basée sur une matière première qui elle-aussi a des réserves limitées. De plus si elle n’est pas productrice de GES, elle pose le problème du stockage et du retraitement des déchets.
les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydraulique, géothermique). A l’heure actuelle, et même si quelques heures de soleil suffisent théoriquement à fournir de l’énergie à la planète entière, nous ne savons ni ne pouvons remplacer les besoins mondiaux en énergies fossiles par les énergies renouvelables. D’une part parce que les rendements ne sont pas encore suffisants, ou nécessitent des espaces énormes d’autre part parce que les coûts et investissements les destinent encore à une clientèle aisée. Sans volonté affichée de subventionner ces énergies, la recherche, la possibilité de payer sur 3, 5 ou 10 ans les investissements des particuliers et des entreprises via une « Banque Verte » propriété de l’Etat avec des taux bas, leur développement ne sera que lent et inégal. Elles sont cependant les seules viables à long terme en l’état actuel de nos connaissances si nous voulons combiner développement et rejets polluants limités.
- L’efficacité énergétique. Je crois BEAUCOUP en cette solution. D’une part nous pouvons réduire notre consommation en optimisant celle-ci (allumage/extinction/veille des sources électriques, nombre et puissance de nos sources lumineuses, consommation des appareils ménagers…), d’autre part en construisant des bâtiments nettement moins consommateurs d’énergie et même producteurs (isolation, chauffage, matériaux non polluants à respirer et à construire, ventilation, humidité…). Il faudrait entreprendre une complète rénovation des bâtiments existants, en instaurant des normes énergétiques strictes rapidement. C’est une solution qui a l’avantage d’être disponible immédiatement, les techniques sont là et elles sont maîtrisées, et qui de plus donne d’excellents résultats. Cette décision ne pourrait se faire qu’accompagnée d’une forte incitation (obligation ?) et un soutien financier adéquat, via la « banque verte » citée au-dessus par exemple. On nous parle d’économies d’énergies en éteignant le téléviseur et d’installation de panneaux solaires, certes, mais pourquoi ne pas parler des bâtiments actuels extrêmement mal isolés et très forts consommateurs d’énergie ? Le surcoût engendré par une construction bioclimatique varie en fonction des matériaux et techniques utilisés ainsi que des objectifs à atteindre, mais une moyenne de 8 à 10% au mètre carré est un bon indice. Or, on sait construire une maison ou un immeuble sans aucun chauffage, avec une ventilation (VMC) à double flux qui assure une température constante à l’intérieur du bâtiment sans l’appoint de radiateurs d’aucune sorte, que ce soit en été ou en hiver. En combinant cette absence de chauffage à une isolation poussée on obtient un coût annuel d’électricité/énergie ridicule (de l’ordre de 10 à 20euros par appartement). On peut aussi installer des réducteurs de débit d’eau, récupérer l’eau de pluie pour les toilettes, le lave-linge et, si les lobbies de l’eau en France le voulaient ( !), le lave-vaisselle, la douche et les éviers et lavabos et ainsi économiser plus de 50% voire plus sur la facture d’eau. Cette solution aura une rentabilité d’autant plus grande que les prix de l’énergie et de l’eau vont augmenter fortement dans les années à venir. Il sera possible d’amortir ces investissements en 4 ou 5 ans.

3) La question des pays pauvres et émergents.
Nul ne conteste que les pays riches doivent financer à la fois le développement et le contrôle des émissions de GES des pays pauvres ou en voie de développement. D’ailleurs aucun accord sur les émissions de GES n’aura de sens sans accord sur les sommes à investir et les moyens de le faire. La question est de savoir comment et à quelle hauteur.
L’ONU réclame environ 10 milliards de dollars par an d’ici 2012, et plus ou moins 100 milliards par an à l’horizon 2020 ou 2030.
Cela peut paraître énorme, mais 100 milliards, c’est ce que coûte aux Etats-Unis  la guerre en Irak en 6 mois ! Depuis le début de l’invasion du pays, les experts estiment le coût total pour l’économie mondiale à 3.000 milliards de dollars ! Soit 30 ans de développement pour les pays pauvres !
La guerre en Afghanistan a coûté au moins 500 milliards jusqu’à présent soit 5 ans supplémentaires.

Priorités, priorités, priorités…

L’aide se traduirait par une aide technique d’une part (éolien, solaire, hydraulique…) et financière d’autre part, afin de réduire les émissions, arrêter la déforestation et adapter les économies aux changements.
Quant à la façon de gérer cette aide, rien n’est réglé. Les Etats-Unis privilégient une gestion par la Banque mondiale, les Européens hésitent, certains parlent d’un fonds autonome au sein de l’ONU où chaque pays aurait une voix égale dans les votes et attributions. Lors de la conférence de Poznan sur le climat, en décembre 2008, un vif désaccord a opposé les pays donateurs et bénéficiaires, qui veulent conserver un droit de regard sur les sommes en jeu.

4) Conclusion.
L’objectif de Copenhague est de parvenir à un accord sur la réduction des émissions de GES, en incluant cette fois-ci les Etats-Unis qui n’avaient pas ratifié Kyoto, ainsi que des pays émergents tels la Chine, l’Inde ou le Brésil qui ont vu leurs émissions de GES exploser ces dernières années. D’autre part de trouver les mécanismes de financement des pays pauvres et émergents et les montants à prévoir.
Si Copenhague peut répondre à ces deux questions, ce sera déjà un succès. Si l’une des deux seulement trouve une réponse, ce sera sans aucun doute un échec.

Il faudra bien, par contre, que l’on soulève et résolve le problème du remplacement des énergies fossiles, des dérivés du pétrole ainsi que des moyens d’arriver à ces réductions.

Il est un temps pour alerter l’opinion, parler des enjeux climatiques, de degrés de réchauffement ou de centimètres supplémentaires du niveau des océans, il est un temps pour entrer dans le concret, dans l’écologie au quotidien, pour expliquer et démontrer aux citoyens quels gestes ils peuvent d’ores et déjà faire, quels investissements ils doivent réaliser ou prévoir et comment ils supporteront le coût de ces derniers. Beaucoup de gestes simples, beaucoup d’investissements, sont rentabilisés en moins de trois ans, voire moins d’un an, et impliquent à la fois des factures allégées et une pollution diminuée.
D’autres demandent un accompagnement de l’Etat pour financer des investissements plus lourds, en combinant réductions d’impôts, chèques verts mais surtout paiements étalés sur plusieurs années via une « Banque verte » et/ou un « Crédit vert ». Les intérêts de ces prêts pourraient financer les investissements des Etats et l’aide aux pays pauvres. Tout le monde serait ainsi gagnant. Encore faut-il se donner les moyens de mettre en œuvre ces politiques et de faire passer l’information auprès des citoyens et des entreprises.
Plus nous attendons, plus les changements seront brutaux. Nous n’échapperons pas à une réelle explication sur le fait qu’il faudra, qu’on le veuille ou non, freiner, restreindre certaines industries si l’on veut aider la planète. Certes, des secteurs vont perdre des emplois, des sociétés, des industries vont fermer (mais n’est-ce pas toujours le cas lors de restructurations ?), et le cacher, ou laisser les gens penser qu’ils pourront continuer à vivre et travailler dans un monde à l’identique, est un mensonge si ce n’est un crime. En revanche il faut dire et répéter que les changements qui vont s’opérer vont également créer des millions d’emplois à travers le monde, de nouvelles industries vont se développer car il faudra répondre à de nouvelles demandes, de nouveaux besoins liés à l’environnement.

Agissons maintenant !

Les mots et les intentions ne suffisent pas.

Les « Grenelle » non plus.

Comment rendre sa maison écologique

décembre 5th, 2009 by webmaster

Le site Ecologie-Shop.com répond à tous vos besoins en matière d’équipement écologique pour votre maison. On retrouve online : des meubles écologiques (en carton), des produits d’entretien bio, des produits technologiques tels que les LED pour réduire vos consommations d’électricité, ou encore, tout ce qui permet de produire de l’énergie solaire ou éolienne (panneaux photovoltaïques, régulateur solaire…).
À découvrir : les fiches conseils du site, où l’on apprend par exemple comment récupérer les eaux de pluie ou réaliser un jardin écologique.
Ecologie-Shop.com dispose aussi de son propre blog, où les actualités environnementales sont traitées de façon éducative. Enfin, la page « éco-simulateurs » du site, permet de calculer selon les pièces de la maison, sa consommation d’électricité et de trouver les « remèdes » pour moins consommer !

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Marché Equitable en ligne!

décembre 3rd, 2009 by webmaster

Le site Internet Marche-equitable.com est une véritable mine de bons plans destinés à toute la famille. Jouets et vêtements pour enfants et bébés, ustensiles de jardinage, décoration et linge de maison pour l’intérieur, papeterie ou encore mode pour femmes et hommes, ce site regorge de produits écofriendly.
Boutique en ligne de l’entreprise solidaire ISOBEO, Marché équitable permet de promouvoir le commerce équitable auprès d’un large public, en proposant notamment des produits de qualité mais surtout originaux. On retrouve par exemple sur le site, des fours et cuiseurs solaires, que l’on a beaucoup de mal à trouver dans les chaînes de distribution traditionnelles. Un seul conseil : allez-y vite faire un tour, vous trouverez forcément le cadeau de Noël que vous recherchez depuis plusieurs semaines !

marche-equitable

Hotel Gavarni sur NT1

décembre 2nd, 2009 by webmaster

Les équipes de Reporters sont venus à l’hôtel Gavarni dans le cadre de leur sujet: « Quelles sont les bonnes affaires du marché automobile? »

nt1

Food, Inc. au cinéma

décembre 1st, 2009 by webmaster

Food, Inc. décortique les rouages d’une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : conditions d’élevage et d’abattage du bétail désastreuses, collusion entre les industriels et les institutions de régulation, absence de scrupules environnementaux, scandales sanitaires… Éleveurs désespérés, experts indépendants, entrepreneurs intègres et défenseurs du droit des consommateurs esquissent, chacun à leur manière, le portrait d’une industrie qui sacrifie la qualité des produits et la santé de ses clients sur l’autel du rendement.

Sortie de « Food, Inc » le 2 décembre au cinéma en France.

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Source: Allocine.fr

Un Noël 100% bio!

décembre 1st, 2009 by webmaster

Le salon Noël en bio qui ouvre ses portes le 11 décembre pour 3 jours seulement, est le lieu idéal pour conjuguer cadeaux et achats gastronomiques 100% bio. On flâne pour dénicher l’idée cadeau qui fera mouche auprès de nos proches. En quête de mets issus de l’agriculture biologique pour votre repas du réveillon ? Adressez-vous aux petits producteurs qui vendent leurs produits du terroir en direct. Poissons, fromages, vins, biscuiteries (pain d’épice, nougats, brownies…), vous trouverez tout ce qu’il vous faut pour votre repas, de l’apéritif jusqu’au dessert !
Côté cadeaux, on découvre des créations éthiques : accessoires de mode, bijoux, objets de décoration pour la maison. Et pour celles et ceux qui aiment prendre soin d’eux, n’oubliez pas de faire un tour aux cosmétiques et autres encens et huiles essentielles !

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« Noël en bio, le salon de la bio en plein centre de Paris ». Du 11 au 13 décembre 2009.
Entrée libre et gratuite. Tous les jours de 11h à 20h.

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