AB : Agriculture Biologique. Consacre un mode de production respectueux de l’environnement. Les végétaux doivent être cultivés sans engrais chimiques, pesticides et OGM. Les animaux doivent être nourris avec des aliments bios ou de l’herbe, et soignés par phytothérapie et homéopathie, sauf dérogation.
A la différence du Label Rouge, qui implique une obligation de résultat, le signe AB répond à une obligation de moyen. Un produit bio n’est pas forcément meilleur sur le plan du goût mais, en principe, il ne comporte pas de traces de résidus de pesticides, sauf s’il a été contaminé par les traitements chimiques de son voisin.
Chaque année, il fait l’objet d’un contrôle. En fait, celui-ci porte surtout sur le système de production (parcelles agricoles, lieux de stockage, transformation, comptabilité…) et peu sur l’analyse des aliments.
Quant aux produits transformés, ils ne peuvent porter la mention « Issu de l’Agriculture Biologique » que s’ils contiennent au minimum 95% d’ingrédients bios.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le vin n’est pas reconnu comme un produit biologique, car il n’existe pas de cahier des charges officiel concernant la vinification. La certification porte donc uniquement sur la culture biologique des raisins utilisés.
Quant aux produits importés, soit ils répondent aux normes françaises et portent donc la marque AB, soit ils portent un label bio, européen ou étranger.
Depuis le 1er juillet 2006, la réglementation interdit d’utiliser le préfixe « bio » pour un produit qui n’est pas issu de l’agriculture biologique. Si vous avez un doute, sachez que la mention de l’organisme certificateur doivent figurer sur les étiquettes.
Ce label garantit donc à 100% contre les OGM et quasiment à 100% contre les pesticides, hormones et autres antibiotiques, sauf contamination extérieure. En fait, il arrive parfois des traces infimes de résidus sont décelées.

AB Européen: créé en 1991 pour unifier les différents labels communautaires qu’il ne remplace pas, il est moins exigeant que certains d’entre eux (tel le label AB français).
Un nouveau règlement a été voté en 2007 et entrera en application le 1er janvier 2010, après beaucoup de controverses en raison de règles moins strictes en particulier sur les OGM et les pesticides.
S’il renforce le règlement européen précédent de 1991 (le produit fini devra contenir au moins 95% – en masse – d’ingrédients biologiques pour bénéficier de cette appellation, au lieu de 70% antérieurement) et s’il exige que les produits bio importés de pays hors de l’UE soient soumis aux mêmes règles que les produits européens, il instaure une tolérance envers la présence d’OGM.
Dorénavant, jusqu’à 0,9%, le producteur ne sera pas tenu de mentionner la présence d’OGM si la contamination est non intentionnelle.
Ainsi, malheureusement, ce nouveau label (un nouveau logo sera dessiné pour son introduction), perd beaucoup de son utilité, puisque les consommateurs portés vers le bio sont évidemment ceux qui sont le moins à même d’accepter la présence d’OGM, fût-ce à hauteur de 0,9%.

Nature et Progrès: fondé en 1964, il a la particularité de rassembler des professionnels et des consommateurs. Il concerne à la fois l’agriculture et les cosmétiques.
La mention Nature & progrès est attribuée à des producteurs qui respectent une charte et des cahiers des charges techniques plus contraignants que ceux de l’agriculture biologique traditionnelle.
En lieu et place des 95% d’ingrédients bios demandés par le label AB, Nature et Progrès impose 100%. Il interdit formellement l’usage d’antibiotiques, sans aucune dérogation possible et exige que l’intégralité de la ferme soit bio.
